Conduire à l’étranger, en Europe et hors d’Europe [Guide pratique]

Vous souhaitez partir en vacances à l’étranger ou bien vous installer dans un pays étranger ? Dans ce cas, vous vous demandez surement si votre permis de conduire français est valable en dehors de la France. Et vous avez bien raison de vous poser la question !

Quelles sont les démarches à réaliser pour pouvoir conduire à l’étranger ? Renseignez-vous bien avant de partir. Les règles sont différentes suivant que vous partiez dans un pays européen ou extra-européen. On vous explique comment ça marche.

Sommaire :

Cas numéro 1 : Conduire dans un autre pays européen

Les règles applicables sont très différentes suivant que vous vous vous rendiez dans un pays européen ou non-européen.

Votre permis de conduire français est valable dans l’ensemble des pays de l’Espace Economique Européen (EEE). L’EEE rassemble tous les pays de l’Union européenne, plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Si vous envisagez de vous rendre dans un des pays de l’EEE, vous n’avez aucunes démarches à faire : votre permis français est reconnu !

Cela est vrai autant pour les voyages de courte durée que pour les voyages de longue durée.

Evidemment, votre permis de conduire français doit être valide. Il est bon de savoir que les permis de conduire probatoires ne sont pas reconnus dans les pays européens. En clair, vous ne pouvez pas conduire dans un autre pays européen si vous avez encore le statut de « jeune conducteur ».

Si vous envisagez de vous installer dans un autre pays européen (séjour de longue durée), vous pouvez tout à fait conserver votre permis de conduire français. Vous n’êtes pas obligé(e) de l’échanger contre un permis étranger. Vous pouvez néanmoins le faire si vous le souhaitez, en contactant les autorités compétences du pays d’accueil.

Bon à savoir : Lorsqu’il arrivera à expiration, votre permis de conduire français sera remplacé par un permis du pays d’accueil.

Cas numéro 2 : Conduire dans un pays extra-européen

Les règles applicables sont très différentes si vous voyagez dans un pays non-européen. Elles sont surtout variables d’un pays à l’autre. Certains pays acceptent le permis de conduire français pour une durée limitée, d’autres ne reconnaissent tout simplement pas le permis français et exigent un permis de conduire international.

Renseignez-vous pour savoir si le pays dans lequel vous souhaitez aller accepte le permis français ou s’il exige le permis de conduire international.

Le permis de conduire français ou international est en général valable pour une durée de 3 mois à 1 an. Au-delà de cette date, vous devez obligatoirement :

  • Échanger le permis de conduire français ou le permis international contre un permis du pays d’accueil (sous réserve qu’il y ait un accord bilatéral entre la France et le pays en question).
  • Passer le permis de conduire du pays d’accueil, en passant les épreuves théoriques et pratiques.

 

Pour résumer, si vous envisagez de vous installer dans un pays extra-européen, vous devrez tôt ou tard procéder à l’échange de votre permis de conduire ou le repasser dans votre nouveau pays de résidence.

Bon à savoir : Les USA et le Canada reconnaissent le permis de conduire français pour les séjours de 3 mois maximum. Pour les séjours plus longs (entre trois mois et un an), vous devrez faire une demande de permis international. 

Comment obtenir le permis de conduire international pour conduire à l’étranger ?

Le permis de conduire international est parfois obligatoire pour conduire à l’étranger dans des pays extra-européens. Il s’agit en quelque sorte de la traduction de votre permis de conduire français.

La démarche pour obtenir un permis de conduire international est entièrement gratuite. La durée de validité du permis de conduire international est de 3 ans renouvelable, même si dans les faits peu de pays extra-européens acceptent le permis de conduire international pour une durée supérieure à un an.

Vous ne pouvez faire une demande de permis de conduire international que si vous êtes titulaire d’un permis de conduire français en cours de validité. Vous ne pouvez pas faire la demande si votre permis de conduire français est suspendu ou annulé.

Vous devez faire la demande avant votre départ à l’étranger. Vous ne pourrez pas faire la demande dans le pays d’accueil.

Bon à savoir : En cas de contrôle routier à l’étranger, vous devrez présenter votre permis de conduire français en plus de votre permis de conduire international. N’oubliez pas d’emporter votre permis de conduire français dans vos bagages ! Il est indispensable de l’avoir sur soi pour conduire à l’étranger.

Depuis 2018, vous devez obligatoirement commencer par effectuer une pré-demande en ligne, sur le site internet de l’ANTS. On vous demandera :

  • Une photocopie ou une version numérisée de vos pièces justificatives : pièce d’identité, justificatif de domicile récent et bien sûr le permis de conduire.
  • Votre adresse email et votre téléphone pour être informé(e) du suivi de votre demande.

 

Une fois la pré-demande validée en ligne, vous disposez d’un délai de 2 mois pour envoyer votre dossier de demande (sans accusé de réception) au service en charge des permis internationaux dont l’adresse figure sur le site de l’ANTS. Votre dossier doit contenir :

  • Le formulaire cerfa n°14881*01 complété et signé.
  • Une photocopie couleur de votre permis de conduire (recto-verso).
  • Une photocopie d’une pièce d’identité (carte nationale d’identité, passeport, titre de séjour…).
  • Une photocopie d’un justificatif de domicile.
  • 2 photos d’identité aux normes.
  • 1 enveloppe préaffranchie.

 

Bon à savoir : Les délais d’obtention du permis de conduire international sont très longs. Donc ne vous y prenez pas à la dernière minute ! Nous vous conseillons de faire votre demande trois mois minimum avant votre départ.

FAQ : Divorce, droit de la famille

Cette procédure peut conduire à des condamnations sous astreinte et des  amendes allant jusqu’à 20 000 000 € ou 4% du chiffre d’affaires annuel, avec le montant le plus élevé retenu. En outre, la CNIL peut décider de rendre la décision publique ce qui peut être dévastateur.

Cette procédure réservée aux cas peu complexes, mais qui peut être prononcée par un seul membre de la CNIL désigné à cet effet, peut amener à des sanctions de mise en conformité sous astreinte et une amende maximale de 20 000 €